Lundi 18 août
Au coeur de PariS
« HARAOUAGI, «l’homme de la grande affaire», «le bon pasteur». Voilà ce que fut François de Laval par sa compassion et son attention aux hurons et à toutes les autres nations amérindiennes avec lesquelles il est entré en contact au cours de ses nombreuses visites pastorales. Ce nom vient des missionnaires jésuites qui parlaient aux amérindiens de «la grande affaire de leur salut» comme étant plus importante que toutes les autres affaires. »
(Extrait d’une conférence de Mgr Hermann Giguère, donnée le 3 décembre 2007)
8 h 30 : Petit-déjeuner
9 h 30 : Visite à St-Germain-des-Prés
10 h 30 : Capsule “Sur les pas de François de Laval”
12 h 30 : Déjeuner champêtre
13 h 30 : PM et Soirée libre avec souper
Le 19 août 2008
LE RETOUR
Que trouvons-nous au bout du chemin ? Qui rencontrons-nous ?
8 h 30 : Petit-déjeuner
9 h 30 : Départ de l’hôtel pour l’aéroport d’Orly
13 h 45 : Départ de Paris
15 h 25 : Arrivée à Montréal-Trudeau
Entre 16 h 30 et 17 h départ de Montréal-Trudeau pour Québec
Arrivée au centre
VERS Lisieux ET Paris
«Tout ce que la main de Dieu fait nous sert admirablement, quoique nous n’en voyions pas sitôt les effets. Il y a des années que la Providence conduit cette Église, et nous par conséquent, par des voies forts pénibles et crucifiantes tant pour le spirituel que pour le temporel. Pourvu que sa sainte volonté soit faite, il ne nous importe. Il me semble que c’est toute ma paix, mon bonheur en cette vie de ne vouloir point d’autre paradis. C’est le royaume qui est au-dedans de l’âme qui fait notre centre et notre tout.»
(LAMONTAGNE, Doris. Prier 15 jours avec François de Laval, Éditions Nouvelle Cité 2007, p.43-44)
8 h : Petit-déjeuner
9 h : Départ pour Lisieux (Carte)
10 h 30 : Messe
11 h 30 : Exploration libre
12 h : Déjeuner
13 h : Départ pour Paris (Carte)
16 h 30 : Accueil au Séminaire des Missions étrangères de Paris
18 h : Dépôt des bagages à l’hôtel et soirée libre
Paris et François de Laval
L’opposition de l’archevêque de Rouen, qui revendiquait des droits sur l’Église de la vallée du Saint-Laurent, retarde la consécration épiscopale de François de Laval qui détient ses bulles depuis juin 1658. Il devait être ordonné le 4 octobre 1658 par son ami Mgr François Servien, évêque de Bayeux, mais celui-ci doit s’abstenir devant l’opposition du clergé de France. Les autorités romaines, rarement à court d’idées, demandent à Mgr Celio Piccolomini, nonce apostolique à Paris, de procéder à l’ordination épiscopale de François de Laval. Ce qui fut fait la nuit du 8 décembre 1658 dans l’église abbatiale de Saint-Germain-des Prés qui, elle n’était pas sous l’autorité de l’évêque diocésain. Mgr Piccolomini est accompagné de deux évêques consécrateurs : Harduin de Péréfixe, évêque de Rodez, et André du Saussay, évêque de Toul. François de Laval devient ainsi, dans la clandestinité, évêque in partibus de Pétrée, diocèse d’Arabie sans titulaire depuis longtemps en raison des progrès de la religion musulmane.
La paroisse de Saint-Josse à Paris
En France, François de Laval résidait dans sa famille, mais à Paris, il demeurait chez ses amis. Près de l’église parisienne de Saint-Merry, existait au XVIIe siècle la paroisse de Saint-Josse, rue Aubry-le-Boucher. Elle ne comprenait que vingt-neuf maisons, ce qui laissait du temps au curé pour s’occuper des missions. Elle avait eu comme pasteurs Mgr Louis Abelly, biographe de saint Vincent de Paul, Pierre Picques et surtout, de 1664 à 1682, Armand Poitevin, le premier procureur du Séminaire de Québec en France, tous des amis de François de Laval du temps de ses études à Paris et de sa participation à l’Association des Bons Amis. L’évêque de Québec a logé à plusieurs reprises au presbytère de la paroisse de Saint-Josse, où en 1680, il fait don de tous ses biens en faveur du Séminaire de Québec.
Le Séminaire des Missions étrangères de Paris
Le Séminaire des Missions étrangères de Paris existe toujours au 22, rue de Babylone et au 128, rue du Bac. Ces rues tiennent leurs noms d’une traverse sur
appartenait au carme Jean Duval (1597-1669), en religion Bernard de Sainte-Thérése. Nommé évêque de Babylone en 1638, il revient en France en 1642 et achète un immeuble pour la formation des prêtres de son diocèse. Il n’aura pas de succès dans cette entreprise. Très pauvre, il décide de vendre son édifice à des membres de la compagnie du Saint-Sacrement qui le remettent à Michel Gazil et Armand Poitevin, ecclésiastiques de la société des Missions étrangères. Par lettre patente de juillet 1663, le roi Louis XIV établit le Séminaire des Missions étrangères de Paris.
Ce séminaire fournit des évêques et des prêtres aux missions françaises d’Amérique et d’Asie. En 1665, Mgr de Laval unit le Séminaire des Missions étrangères de Québec au Séminaire des Missions étrangères de Paris. Jusqu’à la Conquête du Canada par les Anglais, en 1759, les liens qui unissaient les deux séminaires ont été très étroits. Les procureurs du SME de Québec à Paris, les abbés Jean Dudouyt et Henri-Jean Tremblay, y vivaient. Le Séminaire de Paris a joué un rôle essentiel dans le développement de l’Église du Canada. François de Laval et les prêtres du Séminaire de Québec y résidaient lors des leurs séjours en France.
Les lieux de résidence de Louis XIV
À la mort de son père, en 1643, Louis XIV débute l’un des plus longs règnes de l’histoire jusqu’à sa mort à Versailles en 1715. Il a vécu dans divers châteaux autant à Paris que dans les alentours. Le roi naît à Saint-Germain-en-Laye en 1638. Au début de son règne, il vit au Louvre et à Fontainebleau. De 1666 à 1682, Saint-Germain-en-Laye est son logement de prédilection. Pour plus d’intimité, il aménage le château de Marly qu’il fréquente souvent de 1679 à 1686. Après 1682, Versailles devient la résidence officielle du roi de France et de la cour jusqu’à la Révolution de 1789. Lorsque François de Laval vient en France pour les affaires de son Église et qu’il doit rencontrer le roi, les administrateurs des affaires religieuses ou coloniales, il se rend dans l’un ou l’autre de ces châteaux. Il est difficile de préciser le lieu précis des rencontres, sauf pour Versailles après 1682.
Méobecq, don du roi
Le 14 décembre 1662, le roi Louis XIV signe le brevet unissant l’abbaye de Méobecq à l’évêché de Québec confirmant ainsi son appui à la nomination de François de Laval et démontrant au pape que l’évêque qu’il désire comme évêque de Québec pourra assumer ses responsabilités. Il lui accorde « l’Abbaye de Maubec de l’ordre de St Benoist au dioceze de Bourges apresent vaccante (…) pour servir de revenu et de fondation audit Évêché. » Archives de l’archevêché de Québec, I, no 11.
Les procureurs parisiens de François de Laval constatent rapidement que, comme abbé commendataire d’une abbaye fondée en 632 par le roi Dagobert, laquelle avait été victime des guerres de religion du XVIe siècle et ne comptait en 1662 que cinq moines bénédictins, il ne pouvait attendre de cette abbayes des ressources suffisantes pour subvenir aux dépenses d’une Église naissante. L’obligation d’entretenir des bâtiments, d’assurer le service dans six cures et le paiement des revenus personnels des religieux ne laissait qu’une somme de trois mille livres par année alors qu’on en espérait six mille. Reconnaissant les difficultés financières de l’évêque de Québec, Louis XIV lui accorde une subvention supplémentaire de six mille livres par année à partir de 1667.
Lors de son deuxième séjour en France, de 1671 à 1675, Mgr de Laval a deux objectifs : l’érection du diocèse de Québec et le règlement concernant l’abbaye de Méobecq. Il demande à l’archevêque de Bourges d’enquêter sur l’état de son bénéfice. Le chanoine Joseph Gassot conclut ce que tous savent : une partie de l’église et les bâtiments conventuels tombent en ruine et les cinq moines vivent en des maisons privées. Faisant le voyage en Berry, l’évêque de Québec signe, le 12 janvier 1673, une entente avec les moines qui se démettent de leurs offices moyennant une pension viagère. De retour à Paris, il obtient l’appui de Louis XIV qui ratifie les ententes avec les moines et approuve la réunion définitive des prieurés au Séminaire de Québec.
Les archevêques de Bourges et de Tours, de qui relèvent les prieurés, doivent enquêter sur leur union au Séminaire de Québec et entendre d’éventuels prétendants aux bénéfices. Les contestations et les
procédures s’allongent lorsque Mgr de Laval reçoit ses bulles et décide de revenir à Québec. Le 6 janvier 1675, le roi accorde une injonction à un huissier royal afin de contraindre les débiteurs de Méobecq à payer leurs dettes. On comprend le désarroi à Méobecq. Le frère de l’évêque de Québec, dom Henri de Laval, religieux bénédictin, écrit à Québec et insiste sur la nécessité de nommer un procureur du Séminaire de Québec en France en raison de l’éloignement de Méobecq située à environ trois cent kilomètres de Paris. Après quinze ans au service de l’Église de Québec, l’abbé Jean Dudouyt accepte d’être procureur à Paris à partir de 1676. Il réglera en bonne partie les difficultés d’une abbaye aussi éloignée. Il décède à Paris en 1688 et Mgr de Laval ramène son cœur à Québec.
L’abbaye de Lestrée
Le 12 avril 1672, le roi, désirant augmenter les revenus de l’évêque de Québec, lui procure un bénéfice supplémentaire : l’abbaye de Lestrée de l’ordre de Cîteaux située dans le diocèse d’Évreux sur la route reliant Évreux et Dreux. Mgr de Laval pensait attribuer les revenus de ses abbayes à la formation du chapitre du diocèse de Québec. Les supérieurs majeurs des Ordres de Cîteaux et de Saint-Benoit à Rome s’opposaient à ce qu’un évêque séculier utilise les biens appartenant à des ordres religieux. Ils avaient à Rome plus de poids qu’un évêque d’une lointaine colonie. Surtout que, profitant du temps d’attente avant d’obtenir ses bulles de Rome le confirmant évêque de Québec, Mgr de Laval s’était rendu à l’abbaye de Lestrée et avait effectué quelques aménagements. Le père Lucien Campeau écrit que la contestation des supérieurs à Rome avait risqué de priver François de Laval de son titre d’évêque de Québec. C’est Mgr de Saint-Vallier qui obtient les lettres patentes confirmatives du roi en juillet 1696 en règlement final de la question des abbayes. Les biens de France fourniront des revenus au diocèse et au Séminaire de Québec jusqu’à la Révolution française.
À CAEN
« Mais au milieu de toutes ces agitations, nous ne devons pas nous abattre; si les hommes ont du pouvoir pour détruire, la main de Notre-Seigneur est infiniment plus puissante pour édifier. Nous n’avons qu’à lui être fidèle et le laisser faire… Quoique ce soit le sujet le plus capable du monde de me causer une sensible douleur, Notre Seigneur néanmoins par sa miséricorde me fait la grâce de jouir d’une grande paix intérieure de cœur et d’esprit… »
(LAMONTAGNE, Doris. Prier 15 jours avec François de Laval, Éditions Nouvelle Cité 2007, p.57 et 101)
8 h : Petit-déjeuner
9 h : Départ pour CAEN (Carte)
10 h 30 : Capsule “Sur les pas de François de Laval”
11 h 30 : Suggestion de visites libres
13 h : Déjeuner
14 h : Musée pour la paix
19 h : Dîner et soirée libre
Caen et François de Laval
Lorsque le père jésuite Alexandre de Rhodes fait des démarches pour doter des régions de l’Orient d’évêques français, François de Laval est proposé pour le Tonkin. Pour s’y préparer adéquatement, il abandonne sa charge d’archidiacre en faveur d’un de ses amis Henri-Marie Boudon à l’été 1654. Il renonce à ses titres de seigneur de Montigny en faveur de son frère Jean-Louis et il se rend à Caen, ville du diocèse de Bayeux située à cent trente-neuf km de Montigny.
Jean de Bernières de Louvigny, un laïc, y dirigeait un ermitage où vivaient des personnes désireuses de prier et d’approfondir leur foi. Durant ces quelques années, ses connaissances en droit permettent au futur évêque de Québec de rendre des services à deux communautés religieuses de Bayeux. Les démarches qui devaient conduire François de Laval au Tonkin n’aboutissent pas, mais d’autres progressent pour le faire nommer vicaire apostolique de la Nouvelle-France.
Caen en bref
Des Vikings à Guillaume le Conquérant
Héritiers des Vikings, les ducs normands vont porter leurs exploits jusqu’au royaume de Sicile et s’affirmer comme de puissants souverains. À partir de 1050, c’est l’un de leurs plus grands représentants, Guillaume le Conquérant, qui va faire basculer le destin de la ville.
Une Abbaye-aux-Hommes, un château ducal, une Abbaye-aux-Dames
En rachat de son mariage avec sa cousine, Mathilde de Flandre, le duc Guillaume fait édifier deux abbayes. L’une est consacrée aux femmes, c’est l’Abbaye-aux-Dames, dédiée à La Trinité ; la seconde, l’Abbaye-aux-Hommes, est dédiée à Saint Étienne. Dans le même temps il entreprend la construction du château ducal. En 1060, Guillaume, duc de Normandie, part à la conquête des îles britanniques. Après la bataille de Hastings, il sera couronné roi d’Angleterre.
Le Mémorial pour
De
L’ASSOMPTION À LA SAVEUR DU MONT-SAINT-MICHEL
« Adorable Jésus , Sauveur du monde, quoique nos péchés nous doivent éloigner de votre personne, si est-ce qu’étant épris d’une affection de vous honorer et votre très sainte Mère, et pousser de nous voir dans la fidèle correspondance que vous désirez de vos serviteurs…nous vous promettons et faisons vœu, comme aussi à la très sainte Vierge votre mère… le tout pour obtenir de votre bonté et miséricorde par son intercession et par ses mérites la conservation de ce pays et la conversion des pauvres sauvages qui l’habitent… » (Extrait de la consécration à Marie de François de Laval et que les prêtres du Séminaire de Québec font à chaque année depuis 1665.)
(LAMONTAGNE, Doris. Prier 15 jours avec François de Laval, Éditions Nouvelle Cité 2007, p.31)
7 h 30 : Petit-déjeuner
8 h : Départ pour Le Mont-Saint-Michel (Carte)
8 h 30 : Accueil sur place avec… de nombreuses surprises!!!
12 h 15 : Messe de l’Assomption
13 h 30 : Déjeuner pique-nique
14 h 45 : Rendez-vous au pied du Mont :
Courte capsule “Sur les pas de François de Laval”
15 h : Pèlerinage sur les grèves à l’île de Tomblaine
19 h : Dîner
21 h : Départ pour Avranches
DE LA ROCHELLE À AVRANCHES
« Nous ne devons néanmoins rien négliger. La Providence de Dieu dispose toute chose suavement et toutes ces contrariétés et avortement de nos desseins et projets nous doivent beaucoup servir pour faire mourir en nous tous les mouvements déréglés d’une nature trop impétueuse… toute notre industrie humaine et nos soins empressés n’avancent point l’œuvre du Bon Dieu. Il nous faut mourir aux trop grands désirs des bonnes choses, même de la gloire de Dieu et du salut des âmes. Notre Seigneur nous en a donné l’exemple en ce monde. »
(LAMONTAGNE, Doris. Prier 15 jours avec François de Laval, Éditions Nouvelle Cité 2007, p.69)
10 h : Petit-déjeuner
11 h : Capsule “Sur les pas de François-de-Laval”
13 h : Déjeuner
14 h : Départ pour Avranches (à proximité du Mont St-Michel) (Carte)
19 h : Souper et soirée libre

Le Mont Saint-Michel en bref :
“Merveille de l’Occident”, le Mont-Saint-Michel se dresse au coeur d’une immense baie envahie par les plus grandes marées d’Europe. C’est à la demande de l’Archange Michel, “chef des milices célestes”, qu’Aubert, évêque d’Avranches construisit et consacra une première église le 16 octobre 70
9. En 966, à la demande du Duc de Normandie, une communauté de bénédictins s’établit sur le rocher. L’église préromane y fut alors élevée avant l’an mil.
Au XIème siècle, l’église abbatiale romane fut fondée sur un ensemble de cryptes, au niveau de la pointe du rocher et les premiers bâtiments conventuels furent accolés à son mur nord. Au XIIème siècle, les bâtiments conventuels romans furent agrandis à l’ouest et au sud. Au XIIIème siècle, une donation du roi de France Philippe Auguste à la suite de la conquête de
Ce grand foyer spirituel et intellectuel fut avec Rome et Saint-Jacques de Compostelle l’un des plus importants pèlerinages de l’Occident médiéval. Pendant près de mille ans des hommes, des femmes, des enfants sont venus, par des routes appelées “chemin de Paradis”, chercher auprès de l’Archange du jugement, peseur des âmes, l’assurance de l’éternité.
Devenue prison sous
La célébration du millénaire monastique en
Parallèlement au développement de l’abbaye un village s’organise dès le Moyen-Âge. Il prospère sur le flanc sud-est du rocher, à l’abri de murailles remontant pour la plupart à la guerre de Cent ans. Ce village a depuis toujours une vocation commerciale. Inscrit au “Patrimoine Mondial” par l’Unesco en 1979, ce haut lieu touristique reçoit aujourd’hui plus de trois millions de visiteurs par an.
Lieux d’intérêt :
A l’entrée de cette cité médiévale, l’ancien Corps de Garde des Bourgeois, face aux canons, abrite l’office de tourisme. En passant la porte du Boulevard, puis celle du Roy munie d’un pont-levis, vous rencontrez
L’Eglise Paroissiale, petit édifice du XV et XVIème siècles est dédiée à Saint-Pierre, patron des pêcheurs.
Enfin, l’ascension du Grand Degré est un prélude à
LA FLÈCHE ET LA ROCHELLE
« La grâce de Dieu agit à travers la nature humaine, dans le terreau de l’âme et des événements quotidiens. Joseph de la Colombière , prêtre du Séminaire remémore ainsi la vie de l’évêque défunt : «Mais comme il avait puisé dans le Cœur de Jésus Christ les flammes dont le sien était embrasé, et qu’il avait travaillé longtemps à amortir le feu de son tempérament, on voyait dans les saillies les plus impétueuses de son zèle un mélange de force et de douceur, de hardiesse et de prudence, de sévérité et de compassion. De fermeté et de facilité, et une latitude de cœur qui lui faisait embrasser toutes les occasions de faire le bien qui était à sa portée.»
(LAMONTAGNE, Doris. Prier 15 jours avec François de Laval, Éditions Nouvelle Cité 2007, p.22)
8 h : Petit-déjeuner
9 h : Capsule : Sur les pas de François de Laval
9 h 30 : Visite du Prytannée
13 h : Déjeuner
14 h : Départ de La Flèche pour La Rochelle (Carte)
17 h 30 : Capsule sur les pas de François de Laval
19 h : Libre (Dîner et soirée libre)
La Rochelle et François de Laval
Mgr de Laval a trente-cinq ans lorsqu’il s’embarque à
La Rochelle et la Nouvelle-France

C’est en 1497 que Jean et Sébastien Cabot ont découvert Terre-Neuve, île redécouverte en 1534 par Jacques Cartier. Il parvient à l’embouchure du fleuve qu’il nommera plus tard le Saint Laurent, Jacques Cartier prenant possession de ces terres au nom de son Roi François 1er. Les pêcheurs hauturiers rochelais vont rapidement connaître cette région de l’Atlantique. En effet, la morue peut se pêcher près du littoral, mais certains poissons tels que les maquereaux, les harengs sont pêchés au grand large et les pêcheurs se sont rendus compte qu’ils étaient abondants dans les eaux froides de l’Atlantique Nord.
Ainsi, les armateurs rochelais vont armer des navires pour la pêche hauturière, notamment pour la chasse à la baleine (mammifère marin alors très recherché), nombreuses dans les eaux de Terre-Neuve. En 1541, François 1er demande à Jean-François de
Roberval choisi
Par après, tous les colons et militaires parvenus en Nouvelle France, 80% sont partis de
La Rochelle en bref :
Depuis 1000 ans,
Fondé au 10ème siècle,
Le Moyen-âge marque son apogée grâce au vin et au sel.

(Protestante) Mais elle menace la politique d’unification de Richelieu. Lorsque, le 10 septembre 1627, le maire fait tirer le canon sur les troupes royales, la répression ne se fait pas attendre. Louis XIII et Richelieu assiègent
Puis
Des années 50 à nos jours, la ville connaît une forte poussée démographique. Quatre nouveaux quartiers périphériques sont créés ; de grands aménagements voient le jour : le plus grand port de plaisance d’Europe, un port de pêche, des équipements routiers et ferroviaires (TGV), une université pluridisciplinaire… Entre 1990 et 1999, la population de
DE MONTIGNY-SUR-ÂVRE À LA FLÈCHE
« ‘Il y a longtemps que Dieu me fait la grâce de regarder tout ce qui m’arrive en cette vie comme un effet de sa providence… Il est bien juste que nous ne vivions que de la vie du pur abandon en tout ce qui regarde au-dedans comme au dehors’. »
(Giguère, Hermann. L’expérience de Dieu, Fides 2000, p.17)
8 h : Petit-déjeuner
9 h 30 : Capsule “Sur les pas de François-de-Laval”
10 h : Célébration eucharistique avec la communauté locale.
Pause
Atelier “Vie de château”
13 h : Pique-nique champêtre
14 h 30 : Départ pour La Flèche (CARTE)
16 h 30 : Arrivée à La Flèche
19 h : Dîner et soirée libre
La Flèche et François de Laval :
François de Laval poursuit l’essentiel de ses études dans deux collèges très renommés des pères jésuites : La Flèche dans le Maine et Clermont à Paris. Il entre à La Flèche à huit ans et demi et y demeure dix ans sans retourner à Montigny qui se trouvait à cent vingt-cinq km. Le roi Henri IV, fondateur de ce collège, l’avait confié aux Jésuites en 1603. Après dix ans à ce collège, François termine ses études de philosophie. La Flèche est une petite ville dont le principal attrait est l’ancien collège devenu Prytanée militaire fréquenté par les fils des officiers français. Au temps de François de Laval, le collège comprenait déjà des cours entourées de bâtiments, comme au Séminaire de Québec; la grande chapelle n’était pas complétée. Ce collège pouvait accueillir jusqu’à 1 400 élèves dont 300 pensionnaires. Les études étaient gratuites, mais on devait payer la pension. Pour venir en aide à la mère de François, Mgr François de Péricard, évêque d’Évreux, nomme son neveu chanoine de sa cathédrale, charge qui comprenait un bénéfice sans obligation de participer au chapitre.
La Flèche en bref :
C’est en 1604 que le roi Henri IV confie aux pères jésuites le collège royal de
Le roi voit, à tort, les jésuites comme instigateurs de l’attentat. Le bannissement n’est pas appliqué de façon trop rigoureuse, le roi gardant à ses côtés le Père jésuite, le Père Coton, son futur confesseur, qui usa de toute son influence pour faire révoquer le décret en janvier 1594.
1604, est donc l’année du retour des membres de
Le collège qui deviendra bien plus tard le Prytanée militaire ouvre sous le nom de collège Henri-le-Grand, sur les bords du Loir, à
Le Prytanée (que nous visitons aujourd’hui) est resté, depuis près de quatre siècles, fidèle à sa mission originelle. Les Jésuites en firent rapidement l’un des plus importants collèges du Royaume. C’est Guillaume Fouquet de
Lors de la visite de l’édifice, c’est le portail d’honneur, les différentes cours, le jardin à la française, la bibliothèque, et surtout l’église Saint-Louis et sa fabuleuse lumière qui retiennent l’attention.
En 1762, les jésuites sont à nouveau expulsés de France. Après les revers de
Aujourd’hui, le Prytanée National Militaire assure un enseignement du second degré et une préparation aux concours d’entrée aux grandes écoles militaires.
Actuellement, cet établissement public accueille un millier d’élèves.
VERS CHARTRES ET MONTIGNY-SUR-ÂVRE
« La symbolique du labyrinthe en relation avec la dynamique du pèlerinage nous laisse une question : Que trouvons-nous au bout du chemin? Qui rencontrons-nous ? »
(LAMONTAGNE, Doris. Prier 15 jours avec François de Laval, Éditions Nouvelle Cité 2007, p.21)
6 h 20 : Arrivée prévue à Orly. Nous aurons amplement le temps de prendre nos bagages et le petit-déjeuner (Eh oui, nous sommes en France maintenant… familiarisons-nous avec les appellations des repas.)
9 h : En route pour la grande aventure. Premier arrêt, Chartres. (Carte)
CHARTRES EN BREF
Au cours du Haut Moyen Age, cinq édifices au moins ont dû se succéder ; il n’en reste que quelques pans de murs et le site de la crypte dite de Saint-Lubin, dont le plan et l’orientation ont déterminé l’implantation de l’abside de l’édifice actuel. En 1020, la cathédrale est ravagée par les flammes.
C’est à l’évêque Fulbert (960-1028), l’un des plus grands intellectuels de son temps, que l’on doit la construction de la cathédrale qui est dédicacée en 1037 et dont il nous reste la crypte.
La cathédrale du XIIIe siècle, qui est celle que nous connaissons aujourd’hui, reprend le massif occidental de l’ancien édifice. Son plan en croix latine, son élévation à trois étages, ses voûtes d’ogives à doubleaux et formerets déterminant la forme des piles, en font un exemple de l’architecture gothique à ses débuts. Le dallage de la nef a été conservé. Les baies de la cathédrale de Chartres forment l’ensemble le plus complet de vitraux anciens conservé en France. La plupart des vitraux sont contemporains de l’église actuelle et sont datés entre 1205 et 1240 environ. La rapidité des travaux explique sans doute l’homogénéité exemplaire de l’ensemble.
En 1836, un incendie accidentel détruit l’ancienne charpente en bois. La toiture est reconstruite en fonte de fer avec une couverture en cuivre qui demeure aujourd’hui une des particularités de la cathédrale de Chartres.
La maison PICASSIETTE
Située dans le quartier Saint-Chéron, la Maison Picassiette, classée monument historique en 1982 est un exemple insolite et extraordinaire d’art naïf. Elle fut entièrement décorée - intérieur comme extérieur - par son propriétaire, Raymond Isidore, dit Picassiette, entre 1930 et 1962, de mosaïques réalisées à partir de morceaux de vaisselle brisée. Labeur de 29 000 heures pour lequel il manipula 4 millions de débris de vaisselle, soit 15 tonnes…
10 h 30 : Découverte de la Cathédrale de Chartres par un expert passionné.
11 h 30 : Poursuite de l’exploration de la Cathédrale ou de la ville… c’est selon!
12 h 30 : Déjeuner (Hum!!!)
14 h : On se retrouve devant la Cathédrale.
1 4 h 30 : Départ pour Montigny-sur-Avre. (Carte)
15 h 15 : Accueil par nos hôtes… petit moment de repos…
1 7 h : Exploration fantastique de ce lieu merveilleux et pittoresque.
Ici, la photo du Chateau de Montigny-sur-Avre où nous serons accueillis pour la soirée, le coucher et le petit déjeuner. Ce chateau a été mis en construction par le neveu de François-de-Laval. N’oublions pas que François, avant de renoncer à son rang, était d’une famille noble.
Parmi les autres découvertes, l’Église où nous célèbrerons demain, a été construite par le père de François.
18 h 30 : Dîner…
Camping mystère
Montigny-sur-Avre en bref :
François de Laval naît le 30 avril 1623 à Montigny-sur-Avre. Ce petit village du Thimerais entre le Perche, la Beauce et la Normandie n’apparaît que sur des cartes détaillées. Depuis quelques générations, la famille de Laval y possédait une petite seigneurie dont les revenus ne se comparaient en rien aux fortunes des ducs ou autres grands seigneurs de l’aristocratie française. Les historiens se sont interrogés sur le lieu et la date de la naissance de François de Laval. Pour sa naissance c’est maintenant certain; quant au lieu, on balance encore entre Montuel et Montigny. En France, certains estiment qu’il s’agit de « querelles de clocher ». Le château actuel de Montigny a été construit par Louis, jeune frère de François, qui lui avait cédé ses titres. Celui de Montuel, plus ancien, est situé à deux kilomètres de Montigny. Par contre, la petite chapelle de la seigneurie construite à Montigny en 1618 par leur père Hughes de Laval a servi de lieu du baptême de tous les enfants de la famille.
Ces questions auraient facilement été réglées s’il ne manquait pas des pages dans le registre de Montigny pour les années 1601 à 1627. Ou le registre n’a pas été complété ou des pages ont été supprimées durant la Révolution française. François de Laval a eu l’occasion de signer les registres de Montigny comme parrain aux baptêmes, seigneur en titre, prêtre et évêque. Il aurait pu signer François-Xavier de Montmorency-Laval de Montigny, comme on l’a supposé après sa mort. Pourtant, il signait toujours François de Laval, son véritable nom, ou son prénom suivi de son titre d’évêque de Pétrée ou de Québec.
De son enfance de 1623 à 1631 à Montigny-sur-Avre, on a peu d’informations, ce qui n’est pas exceptionnel pour des enfants de cette époque. Troisième enfant d’une famille qui en compte huit, dont six garçons, il fera ses études à La Flèche. Ce collège étant trop éloigné de chez-lui il n’y reviendra que de 1641 à 1654, aux étés de ses études à Paris et après la mort de ses frères lorsqu’il deviendra seigneur de Montigny. Jusqu’à son départ pour le Canada, en 1659, il y séjournera de façon sporadique. Divers documents prouvent qu’il visitait sa famille lors de ses séjours en France.
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Dimanche 10 août 2008
LE GRAND DÉPART
« Partir en pèlerinage c’est comme entrer dans les méandres d’un labyrinthe qui nous appelle à trouver Jésus Christ au centre de notre parcours. La symbolique du labyrinthe nous rappelle que nous sommes de passage sur terre. L’itinéraire n’est pas que linéaire, il s’apparente à la marche de pèlerin parcourant un chemin parfois droit, parfois tortueux et souvent parsemés d’obstacles. »
(LAMONTAGNE, Doris. Prier 15 jours avec François de Laval, Éditions Nouvelle Cité 2007, p.20)
8 h 30 : Accueil au Centre Québec IXTHUS.
9 h : Célébration eucharistique avec les amis et la famille de chacun.
10 h : Brunch
11 h : Départ pour l’aéroport de Montréal
14 h 50 : Arrivée à Montréal. Enregistrement des bagages.
17 h 50 : Départ du vol SS0901 de Montréal (Aéroport P.E.T.) pour Orly près de Paris.
(VOIR LA CARTE POUR SITUER ORLY)
En novembre dernier, dans le cadre des Fêtes de François de Laval, 10 jeunes gagnaient un pèlerinage en France pour souligner et remercier leur engagement en Église. Voilà que le jour du départ approche rapidement. C’est dimanche prochain, le 10 août, que le groupe débutera son pèlerinage sur les pas de notre tout premier évêque.
Dans ce cadre, vous pourrez, à même ce blogue, suivre leur périple à travers la France. À compter du 10 août, et chaque jour par la suite pendant les 10 jours que dure le pèlerinage, vous découvrirez ce qui les attend, ce qu’ils vivront, ce qu’ils visiteront.
Aurez-vous autant de plaisir à découvrir ce que nous leur avons préparé? Pour notre équipe, les dates du 10 au 19 août 2008 représenteront l’aboutissement de près de trois ans de préparation enthousiaste…
Cette aventure en a pris plusieurs par surprise… à commencer par les jeunes gagnants. Voilà un cadeau du Bon Dieu auquel ils ne s’attendaient pas en s’engageant dans leur communauté… Au cours des derniers mois, ils l’ont accueilli les bras ouverts, se préparant avec entrain.
La générosité démesurée du Seigneur est bouleversante. Voilà ce qui nous habite en ce début de pèlerinage. Ouvrons tous les espaces intérieurs disponibles, accueillons une surabondance de présents, dissimulés tout au long de la route.
Confions ce voyage à François de Laval : que les chemins de France nous mènent avant tout au fond de notre cœur. Dans ces recoins intimes, la Source régénère nos forces et nous relance toujours plus haut.
Que la découverte de ce grand complice du Seigneur enrichisse notre propre vie à tous… Que le soutien de vos prières puissent nous donner de recevoir des grâces en quantité.
Bon voyage au gagnants : François Allard, Émilie Cloutier, Mélanie Desbiens,
À l’aventure !
Dany Dubois, Claude Jobin et
Centre
Août 2008