
Émergences 3 |
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Écoutez le medley des chansons (+)
Auteur-compositeur et interprète : William Sévigny
Pourtant je marche droit
Je tiens encore le pas
Mon coeur respire encore mon sang
Mes voiles sont encore dans le vent
Et j’avance vivant
Mais y’a quelque chose qui cloche
Qui sonne résonne pas rond
Ah non
Mon décor change
À mesure que j’avance
Et le temps va
Va dans tous les sens
Mon décor change
À mesure que j’avance
Et je n’y vois
N’y vois aucun sens
Voilà que ma tête s’emballe
Est-ce que j’perds les pédales
Engourdi comme aux somnifères
Mais je m’en fou j’en ai rien à faire
Car je pense comme on lance
Une balle dans les airs
Qui retombe à chaque fois
Jamais l’effet contraire
Refrain
Tous mes sens à contre-sens
Et je tombe sans défense
Plus léger, moins amer
J’ai un souvenir d’hier
Je comprends le pourquoi
Tout ce qui était là
Enfin je vois, enfin je vois…
Que tout reste un peu pareil
Mon décor change, mon décor change
Mon décor change à mesure que j'avance
Auteur-compositeur et interprète : William Sévigny
Nous sommes à l’ère du changement
Quand ça n’fait plus sort l’argent
Quand c’est nouveau c’est bien plus beau
Chacun porte son chapeau
de la couleur qu’il le souhaite
Mais ces temps-ci j’les trouve laids.
À qui mettre la faute, surtout pas sur les autres
Car je sais bien que moi aussi
j’ai les deux pieds dans le bain
À qui mettre la faute, surtout pas sur les
autres.
Je n’sais pas comment faire
ni par où commencer
On consomme comme personne
au courant d’consommer
Je n’sais pas comment faire
ni par où commencer
On consomme comme personne
au courant d’consommer.
Un peu de télé, un peu d’amour
Une bonne dose à chaque jour
Bien important de zapper sinon
tu tombes écoeuré
De garder la même femme,
écouter les mêmes programmes.
Refrain
On parle on vit d’consommation
Partout on dit d’faire attention
Mais comment trouver la limite tout change
Tout change tellement trop vite
La peur, la peur de ralentir, toujours tout
combler nos désirs
Mais comment trouver la limite, tout change,
tout change tellement trop vite.
Je n’sais pas comment faire
ni par où commencer
On consomme comme personne
au courant d’consommer
Je n’sais pas comment faire
ni par où commencer
On consomme comme personne
au courant d’consommer.
Auteur-compositeur et interprète : François Adams
J’me suis fait un jardin sur mon beau terrain
Une p’tite maison pis un gros cabanon
Une serre que j’utilise même en hiver
Dans ma maison en bois rond, non, rien ne se perd
J’ai un toit en gazon pis des panneaux solaires
Un puits bien à l’abri de l’eau de la mer
J’ai des animaux qui copulent, dans une forêt qui opule
De semences et de plantes qui m’éloignent des pilules
J’suis loin du monde, mais j’suis bien avec ma blonde
Dans la nature, les choses à faire abondent
On n’a pas de besoin de divertissement
Des diversions à quoi? À la vraie vie sûrement…
Viens voir c’qui fait peur au pouvoir
C’est l’autonomie, c’est l’absence d’envie
L’indifférence à la folle concurrence
Qui sévit comme une guerre aujourd’hui sur la terre
Les villes sont rendues bien trop grosses
Elles résonnent comme des chorales qui faussent
Quand on est trop nombreux, ta valeur mon vieux
Se dilue dans la masse puis la piastre prend ta place
Ben, j’te dis:
Eh! Chummy, soit donc pas trop pressé!
La vitesse tue, c’est un adage connu
Tu veux être souverain pour un autre demain
Commence par te bâtir pis arrête de détruire
Viens voir c’qui fait peur au pouvoir
C’est l’autarcie, c’est l’absence d’envie
L’indifférence à la folle concurrence
Qui sévit comme une guerre aujourd’hui sur la Terre
L’économie est sombrée dans l’oubli
De sa mission de gérer la maison
L’écologie renie sans compromis
Aucun pardon, dans la maison ça crie
Et c’est ainsi que s’autodétruit
Le couple indissociable qui nous régit
C’est à l’image de la lutte impie
Qui nous ravage et qui nous désunit
Viens voir c’qui fait peur au pouvoir
C’est s’accepter tout l’monde, sans s’pomper l’air
La guerre, c’est la façon qu’on gère
Nos différences, mais y’a d’autres façons de faire
J’te dis: Viens voir c’qui fait peur au pouvoir
Viens voir comme la lumière opère
Sur la nature et sur nous mon frère
Et sur nous mon frère
Auteur-compositeur et interprète : François Adams
Bien dans tes bras
Bien dans tes draps
Bien avec toi
Bien au fond de moi
Monter su’l toit
Juste être là
Regarder en bas
Les anges font ça
Respire un voeu
Ouvre les yeux
Pupille de feu
Ouvre les cieux
L’arrivée des temps doux
a fait sauter les verrous
À l’arrivée des temps doux,
le soleil donne le goût…
L’arrivée des temps doux
a fait sauter les verrous
À l’arrivée des temps doux,
je m’attends à tout
Le ménage du printemps
me recentre en dedans
J’ai retrouvé mon temps,
je suis prêt maintenant
Refrain
Auteure-compositrice et interprète : Marie-Soleil L’Allier
Parce que je n'en voulais plus
J'l'ai enfin obtenu
La simplicité volontaire
M'a rapporté d'une autre manière
Parce que je ne le cherchais plus
L'amour m'est apparu
À trop vouloir l'idéal
J'ai failli le perdre de vue
Tant d'années à espérer
Temps passé à essayer
Tant d'années à espérer
À courir les tentations
À courir les tentations
Parce que j'y ai enfin cru
La chance m'est revenue
Fini les complaintes inutiles
J'ai décidé de changer
Profitant du moment de simplicité
Le bonheur je l'ai trouvé
Adieu aux besoins imposés
Je choisis de vivre autrement
Refrain
Auteur-compositeur et interprète : Steeve Bouchard
Un bon substitut d’repas
C’est ça d’la glucosamine
C’est tout plein de vitamines
Et surtout de protéines
Ça combat la scarlatine
C’est l’officielle grignotine
De ceux qui travaillent din mines
Un bon substitut d’repas
C’est semblable au saucisson
Ça procure des sensations
Et des heures de digestion
Synthétique de fabrication
Multiples saveurs de pigeon
Bien emballé, grosse production
Un bon substitut d’repas
Moi j’en veux pas
Les fruits pis les légumes qui poussent su’a terre
Subissant des normes sévères
Saisissant les rayons solaires
Que mon estomac les digère
Remplir de graines une chaudière
Dans un respect humanitaire
Pour mes besoins alimentaires
Semer un rang de crucifères
Auteur-compositeur et interprète : Steeve Bouchard
La meilleure marque d’oiseau c’est l’étourneau
Étrange personnage à grand plumage
Yé tout tacheté de couleurs érodées
À la lumière on voit presque à travers
Deux pépins d’raisins à place des yeux
Lui procurent un regard huileux
Regardez comme il n’est pas ordinaire
On peut voir sa photo dans l’dictionnaire
J’craque pour l’étourneau
Ça c’t’un bon modèle d’oiseau
Faut vérifier plus loin dans chaque cerveau
J’craque pour l’étourneau
Ça c’t’un bon modèle d’oiseau
Ce n’est pas l’habit qui fait le moineau
Lorsqu’on l’regarde de haut yé vraiment beau
On dirait un ruban qui vole au vent
Flottant dans l’paysage comme un nuage
Quand il meurt, il fait pousser une fleur
Auteur-compositeur et interprète : Sylvain Lavoie
J’ai remis mon masque de clown
Mais j’ai pas vraiment changé d’air
Sortez les sifflets les ballounes
Pour un morceau de p’tites misères
Sur ce qu’on appelle des scènes
On y trouve de vieux mendiants
Ils réclament l’amour d’eux-mêmes
Ils en redemandent aux passants
Non je ne veux pas être un clown
Ni un mendiant d’applaudissements
Et dans ma tête il y a des mots
Qui semblent faits pour des chansons
Pourquoi je voudrais qu’on m’écoute
Car je n’ai qu’une chose à dire
Que la planète est en déroute
De tout le mal y a-t-il pire
Bien installé dans mon domaine
En plein milieu de mon présent
S’il faut sortir crier ma peine
Je la crierai indifférent
Refrain
Je n’ai pas fait l’Académie
Je sais je suis un sans papier
Jamais remporté moindre prix
La chance d’être remarqué
J’aurais voulu sortir du lot
Mais je n’ai jamais prétendu
Pouvoir soutenir un micro
En tant qu’instrument du Salut
Les journées les années passent
Et tout bonnement je suis là
Membre de la populace
À marcher dans mes propres pas
Refrain
Auteur-compositeur et interprète : Grégoire
Quand tu étais petit, quand tu étais bébé
- tu n'existais qu'en pensée -
Tu n'as pas choisi l'endroit où tu es né
Dans le sud ou le nord on t'a prêté un corps
une famille, un visage
La quiétude ou l'essor, ton propre trésor
ta ville ou ton village
Sur un piédestal ou les pieds sur terre
Dans l'intervalle de plus en plus de misère
Sur un piédestal ...
Si j'avais le pouvoir je ne saurais quoi en faire
Y'a pas petite vie y'a pas petit pays
- ils n'existent qu'en pensée -
Y'a pas de prix pour l'honneur d'être d'ici
Né pour un petit pain, né pour un pot-de-vin
pour s'endetter ou pour tout ramasser,
par tous les moyens,
plus de vendeurs dans le temple maintenant
le temple est un magasin
mais on n'y vend pas de souliers pour écraser
ses voisins
Sur un piédestal ou les pieds sur terre
Dans l'intervalle de plus en plus de misère
Sur un piédestal ...
Si j'avais du pouvoir je ne saurais quoi en faire
Je n’veux pas l’avoir, je connais trop ses revers
Les pieds ne peuvent plus danser sur un piédestal
Auteur-compositeur et interprète : Grégoire
C'est minuit dans mon lit et j'ai les yeux qui brillent
Je dois panser mon corps et mon coeur qui vacillent
Des fois je suis l'endormi des fois je suis la bête
Il y a trop plein de questions qui se battent dans ma tête
Tous les mêmes dans la crainte
Tous égaux à recoller des morceaux
Je tasse les couvertes et replace l'oreiller
Il ne fait pas frette mais je suis glacé
On m'a dit que la nuit porte conseil
Mais une voix me dit de me boucher les oreilles
Toutes ces questions tournent en rond
La solution ne se trouve jamais vraiment dans le fond
Que tengas buena fe - Fe en la noche,
Fe en el día siguiente
Que tengas buena fe - Fe al futuro, y fe en tu destino
Que tengas buena fe - Que tengas buena fe
Dans les divagations de mon esprit critique
Je me sens comme le pion d'un jeu métaphysique
Si ma curiosité n’est jamais étanchée
C’est mieux que des milliers de formules préfabriquées
On veut tellement garder le contrôle
En s'entêtant tout l'temps à trouver notre rôle
Ces ritournelles sont bien drôles
Le jour j'en ris, la nuit j'en pleure comme un saule
On s'en va vers demain matin où il fera soleil
Je sais bien qu'un de ces matins sera celui de l'éveil
On s'en va vers demain matin où il fera soleil
Je sais bien qu'un petit matin sera celui de l'éveil
Refrain
Paroles et musique : Adam’s Apple
The music is loud in my headphones
as I feel the plane lift up
Under it's a cold night in a grey town
where everything moves but nothing lives
That last sentence I heard from you
could be the last that you tell me
One more city light slowly melts down
in the veil of the ocean that...
disappears...
When you're somewhere up there
you can dream all will begin again (bis)
Wander and float in empty space,
empty like this place you're leaving
to wander and to float
The sun has put on its darkest clothes
to host the wandering travellers
Soon it will undress and let shine
a light too bright to be false
And I'll be there the sun close at hand
truly believing I can seize it
and I'll look outside hanging on to my luck
hoping the best is still to come
Refrain
The rhythm must find its way
into the secret places where I stay
A quiet corner where I can hide
in between the earth and sky
There is nothing that could have made you stay
but the feeling someone is going to wait
There is nothing that could have made you stay
Refrain
There is no turning back on the road you walk on
Don't gather stones to help your way back
There is no turning back on the road you walk on