 | 31 janvier 2007
Allier sciences et foi pour nourrir ses quêtes
Le 26 janvier dernier, Éric Plante, chercheur-intervenant et chargé de cours à l’Université Laval, a livré un témoignage à la fois personnel et très large, partageant ce qui l’a amené à tirer le meilleur de deux modes de connaissance trop souvent placés en opposition: la foi et les sciences.
Évitant les fusions douteuses, le jeune chercheur a plutôt exploré les richesses de l’une et l’autre, mettant en évidence le fait que la foi cherche à répondre aux «pourquoi?» de l’humanité, alors que les sciences s’intéressent plus aux «comment?».
Sa conférence a exposé d’une manière simple lumineuse de quelle manière l’expérience de foi peut humaniser les sciences, et la culture scientifique équilibrer la relation avec Dieu. Par exemple, trois qualités fondamentales en sciences peuvent avantageusement nourrir le développement d’une foi mature et solide. Tout d’abord, l’attitude d’accueil, d’ouverture ou de disponibilité à la nouveauté permet d’être attentif à la présence, aux signes et aux messages subtils de Dieu. Ensuite, le fameux doute méthodique est particulièrement utile pour refuser de s’installer et remettre en question des choix qui déforment Dieu, des excès faits en son nom. Enfin, la rigueur ou la cohérence se révèlent essentielles pour lier foi et vie quotidienne.
Dès ses jeunes années, Éric a été ébahi par l’infiniment grand et l’infiniment petit qui composent l’univers. L’astronomie l’a donc fasciné, suscitant beaucoup d’émerveillement, tout comme la contemplation d’un geste aussi simple et vieux comme le monde que d’ouvrir la main: « Le caractère infini du processus de mutation de la matière n’est pas Dieu mais est pour moi un signe du mystère de sa présence et de son action, en chaque réalité naturelle », a-t-il expliqué.
Pour lui, la plus essentielle des connaissances est une rencontre, la rencontre des autres et de Celui qui est tout Autre, la rencontre de Dieu, dans les personnes et dans les événements. « Cet éveil m’a porté à me distancer de l’étude des sciences de la nature pour chercher et trouver Dieu plus dans les sciences de l’Humain », a-t-il précisé, indiquant du même coup pourquoi il fait aujourd’hui de la recherche, intervient et enseigne dans le domaine de la santé et sécurité au travail.
Merci à Éric et à tous les participants à cette soirée très riche, tant sur les plans intellectuel qu’humain et spirituel.
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